Écolybris permet aux lecteurs de faire un don direct aux auteurs et éditeurs, même lorsque le livre est acheté d’occasion. Un QR code suffit.
80 millions de livres d’occasion vendus par ans
2 livres acheté sur 5 est de seconde mains
+20% de livres achetés est d’occasion sur ces 5 dernières années
0€ de rémunération auteur et éditeur sr chacun de ses ventes
Le Laboratoire Ecolybris
Pas une startup. Pas une plateforme. Un laboratoire qui cherche, tâtonne, et refuse de considérer comme normal ce qui ne l’est pas.
Ce n’est par normal qu’un livre puisse changer une vie et passer de mains en mains pendant des décennies alors que la personne qui l’a écrit ne touche pas un centime après la première vente. Ce qui n’est pas normal c’est qu’on continue d’imprimer des millions d’exemplaires neufs pendant que des millions d’exemplaires identiques dorment dans des cartons, des vide-greniers, des boîtes à livres.
L’économie du neuf est une économie de la surproduction. Elle fabrique de l’abondance visible pour masquer une rareté réelle : celle des revenus des créateurs.
La seconde main n’est pas le problème. C’est le futur.
Acheter un livre d’occasion, c’est un acte écologique, économique, et souvent profondément humain — on transmet quelque chose qui a déjà vécu. Écolybris ne veut pas freiner ça. Nous voulons le célébrer, et le rendre juste.
Le cadre législatif actuel n’a pas été pensé pour ce monde-là. Le droit de prêt, le droit de suite — ces mécanismes existent pour d’autres cas, d’autres usages. Pour la revente du livre physique de particulier à particulier, il n’y a rien. Le vide juridique est total. Les créateurs sont invisibles dans cette transaction.
Nous ne pouvons pas attendre que la loi rattrape les usages. Nous proposons autre chose.
Le don comme acte politique.
Nous aurions pu imaginer une taxe. Une redevance. Un système de licence. Des mécanismes complexes, des intermédiaires, des commissions.
Nous avons choisi le don.
Parce que le don échappe à la logique marchande tout en la complétant. Parce qu’il engage chacun selon ses moyens, ses envies, sa gratitude. Parce qu’il repose sur une relation directe entre celui qui crée et celui qui reçoit — sans extraction de valeur au milieu.
Un don n’est pas une charité. C’est une reconnaissance. C’est dire : ce que tu as fait a compté pour moi, et je choisis librement de le manifester.
Imaginons ensemble.
Un livre imprimé une fois. Lu cent fois. Et qui rémunère son auteur cent fois — non pas de façon identique, non pas de façon obligatoire, mais de façon organique, distribuée, vivante.
Un livre qui circule librement et qui, à chaque passage de main, peut déclencher un geste. Un QR code discret sur une page. Une seconde pour scanner. Un choix libre de donner un euro, cinq euros, ou rien du tout.
Ce n’est pas de l’utopie. C’est une mécanique simple posée sur un changement de regard : la valeur d’une œuvre ne s’épuise pas à la première vente. Elle se recrée à chaque lecture.
Une initiative née du terrain, le projet Ecolybris n’est pas une simple idée théorique ; il est porté et incarné par les éditeurs et les auteurs de La Goutte Créative. Jeune maison d’édition indépendante, nous avons fait le choix d’un statut associatif pour rester fidèles à nos valeurs : une écologie du livre consciente, intelligente et humaine.
Pourquoi une association ? Ce statut n’est pas un hasard. Il nous permet de :
Déjà en action : Le livre comme vecteur de lien Ecolybris est d’ores et déjà opérationnel. Nous avons intégré directement dans nos ouvrages une page de soutien aux auteurs. À la fin de chaque livre imprimé par La Goutte Créative, un QR code et un message invitant le lecteur à soutenir la création selon son envie et ses moyens. C’est une invitation concrète à prolonger l’expérience de lecture par un geste de gratitude envers celles et ceux qui ont rendu le livre possible.
1 – Février 2026 : Création de l’association et des statuts
Ecolybris s’ancre dans la matière et existe juridiquement : c’est le point de départ de l’aventure collective qui nous attend. Une identité graphique est née de ces réflexions. La Goutte Créative a également porté le projet au sein de l’incubateur montpelliérain Alter’Incub, ce qui a permis au projet de grandir en définissant un cadre légal et juridique viable.
2 – Juin 2026 : Mise en ligne du premier prototype
Le site actuel n’est qu’une ébauche, conçue pour permettre à Ecolybris de se faire connaître et de fédérer les autrices, auteurs et éditeurs et éditrices indépendant·e·s autour de valeurs communes. Pour l’instant, aucune fonctionnalité de don n’est encore effective, car les solutions de paiement demandent des preuves de viabilité avant que nous n’investissions du temps et de l’argent dans le développement technique.
3 – Juillet 2026 : Mise en place et intégration du module de paiement
Une fois l’engouement créé autour d’Ecolybris et que plusieurs profils de créateurs et créatrices de livres se seront inscrits, cela donnera la confiance nécessaire aux prestataires de paiement pour soutenir et porter le projet.
Fin 2026 et au-delà : Évolution de la plateforme et apport de nouvelles fonctionnalités
Le modèle économique d’Ecolybris se base aussi sur les dons des lecteurs, autrices, auteurs et éditeurs. Ce sont les récoltes de ces dons qui rythmeront les avancées du projet, permettant le déploiement de fonctionnalités plus poussées, telles que :